30 Juil

Remise en question – À mon tour

Ce post participe -une fois de plus- à la Cavalcade des Blogs. Cette fois, c’est moi qui organise et donc le thème est la remise en question. Thème très vague, très grand et pas nécessairement facile à répondre.

Le monde équestre devrait être en remise en question constante. On est avec du vivant, les études scientifiques évoluent, on voit apparaître de nouveaux grands cavaliers, de nouveaux hommes et femmes de chevaux, certains disparaissent, des controverses apparaissent, etc. Malheureusement, le monde équestre ne se remet que très peu en question. La base, les enseignants, les gens qui montrent, qui guident, ne sont pas tous de ceux qui se remette en question, qui continuent de se former malgré le fait qu’ils arrivent à de très bons résultats. Et il est là le problème. J’ai des résultats, pourquoi changer de méthode? Pourquoi changer de façon de penser?

Heureusement, il existe des gens (et sûrement plus qu’on ne le croit d’ailleurs!) qui remettent tout en doute.  Malheureusement, ce ne sont pas toujours eux que l’on lit sur les forums et blogs équestres.

Ma plus grande remise en question? Ma vie est une remise en question constante lol! Mais je crois qu’elle est venue à partir du moment où j’ai réalisé que Rosie n’était pas la jument qu’il me fallait. Et depuis ce moment, j’ai l’impression de tout remettre en question. La plus grosse dernièrement à été de mettre à terre complètement ma notion de dominance inter-espèce. Pourquoi revenir totalement sur cette notion? Car toutes les explications données par les pseudos-éthologues (Parelli, La Cense, Name it) ne me satisfaisaient. Parce que l’explication du cheval qui cherche à prendre le dessus sur l’humain m’agaçait. Quelque chose clochait là-dedans et malheureusement, je n’arrivais pas à mettre le doigt sur ce qui m’achalait*. Et un jour, je suis tombé sur un post sur un forum qui parlait de cela justement. Chez le chien. J’avais enfin des termes pour faire des recherches. Théorie de la dominance, hiérarchie inter-espèce. Vous devinez que j’ai googlé le tout assez rapidement. Et que j’ai enfin trouvé ce que je cherchais.

À ce moment là, j’avais des problèmes avec Kouza et bien que je commençais à travailler une nouvelle technique du je donne des bonbons et je m’en vais (depuis, elle vient me voir d’elle au champ.), c’est à partir du moment où j’ai lâché prise, où j’ai vraiment réalisé que non, ma jument ne cherchais pas à avoir une position hiérarchique supérieure à la mienne que je me suis enfin détendue et beaucoup de chose ont débloquée avec elle et avec moi.

Ma relation avec ma jument a changé du tout au tout et j’en suis plus que contente. Aujourd’hui, on regarde autre chose et évidemment, je continue à me remettre en question, sinon c’est pas drôle!

*Parfois c’est bien de varier les termes. Achaler, c’est un synonyme d’agacer!

Une pensée sur “Remise en question – À mon tour

  1. Pingback: Cavalcade des Blogs – Clôture de la 19ème édition | Équilibr'équestre

  2. Super témoignage sur la hiérarchie inter-espèce. Comme toi j’émets des doutes depuis longtemps. D’un côté je me dis que la dominance existe au naturel dans un troupeau de chevaux mais de l’autre je ne vois pas comment un cheval peut en venir à vouloir défier son humain dans le but machiavélique de le dominer !

    Bref je me suis dit que nous n’avions sûrement pas la même définition de dominance que le cheval. Et ce que nous croyons être de la dominance de l’homme sur le cheval se transforme en réalité en violence gratuite et abusive.
    Klaus Ferdinand Hempfling donne une bonne idée de ce que peut être la « dominance » bienveillante qui ne fait pas intervenir de violence ni de contrainte. Tout passe par le langage corporel et le cheval donne immédiatement toute sa confiance. Je pense que son approche EST l’avenir de l’équitation naturelle, la vraie. L’équitation éthologique fait figure d’hypocrisie avec une soit disant complicité qui n’est pas toujours souhaitée par le cheval qui trouve son confort auprès de ce qui figure comme son prédateur. KFH explique parfaitement ce mécanisme dans son dernier ouvrage.

    • C’est justement ça… Le côté méchant qui m’agaçait et m’agace encore aujourd’hui.

      Niveau dominance, de plus en plus d’études commence à démontrer que justement les liens hiérarchiques entre les chevaux semblent de plus en plus différent de ce qu’on pense…

      Je ne connais pas KFH, pas tellement en tout cas. Ses livres sont difficiles à trouver (et quand je les trouve, ils sont tellement cher! Les gens qui les revendent usagés abusent un peu…). Je ne savais pas qu’il avait sortit un livre dernièrement.

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